mardi 9 février 2010

Massive or not?

Que penser d'Heligoland, le nouvel album de Massive Attack, qui sort quasiment 7 ans jour pour jour après l'indépassable 100th Windows ? Là ou le précédent, ainsi que Mezzanine, enveloppaient l'auditeur dans un trip neurasthénique et lumineux, le nouvel album peine à installer une atmosphère, manque d'envergure et je trouve les guests plutôt effacés (pourtant pas faute d'avoir mis toutes les chances de leur côté (Martina Topley-Bird, Tunde Adebimpe (TV On the Radio) et Damon Albarn, officiant tous dans des titres un peu tièdes – quel dommage de sortir Paradise Circus en single…).


Fort heureusement, le fidèle Horace Andy, sauve le tout de l'anémie en posant ses incantations familières sur Girl I Love You, qui constituent, avec le déjà connu Splitting The Atom et la belle conclusion Atlas Air, les véritables perles du disque.


Comment cacher ma déception après l'attente ? Après un Mezzanine délicieusement délétère, un 100th Windows vénéneux, deux disques dont la puissance glaçante des mélodies ne s'est jamais démentie, Heligoland semble arriver avec un train de retard. Ce n'est pas un mauvais album en soi, ça reste digne d'un groupe de la trempe de Massive Attack, et peut-être se dévoilera-t-il en vieillissant. Mais pour l'heure, je n'ai pas ressenti la claque du Third de Portishead, et ce disque me semble plusieurs tons en dessous des gloires passées.



Côté visuel, je ne suis pas fan non plus de cette pochette, mais on dirait que c'est la mode en ce moment, les pochettes moches, voir Hot Chip et Yeasayer (déjà coutumiers du fait, c'est vrai, mais ça devient inquiétant !). On peut au moins saluer la continuité avec 100th Windows, qui était malgré tout bien plus raccord avec l'ambiance du disque.

1 commentaires:

Bishop a dit…

Album chiant au possible, et niveau pochette c'est tout de même courant les pochettes dégueulasses... Après saluer la continuité c'est justement ce qu'on n'a pas envie de faire avec Massive, à tout les niveaux...