samedi 30 mai 2009

Voir Liquid Liquid et mourir (de soif)!

Enorme ! Rien à dire si ce n'est que ça s'est fini trop vite…

En ce qui concerne les deux autres groupes, Goblin en ouverture, un peu indigeste avec ces envolées de guitare hardos très rock FM, j'avoues avoir un peu souffert.
Puis Nisennenmondai, étonnant trio de japonaises, protégées de Battles, qui a mit tout le monde d'accord avec trois titres no-wave et une batteuse complètement déchaînée à vous décoller la plèvre !

mercredi 27 mai 2009

Suburbs tales

En réécoutant Kaleidoscopic de Lars Horntveth ce matin, j'ai repensé, par l'ambiance qu'il dégage et les images qu'il m'évoque, à un article de Chronic'art du mois d'avril. Le jounal consacrait alors un dossier au film-monstre Southland Tales, de Richard Kelly (Donnie Darko). Au détour d'un tour d'horizon des influences du film, il y a une parfaite description d'un pan de cinéma populaire auquel je suis extrêmement attaché depuis ma plus tendre enfance. Un genre auquel Donnie Darko est d'ailleurs héritier, un cinéma adolescent, frais et insouciant, catalyseur d'une époque, d'une culture à la saveur particulière. Je n'ai jamais réussi à exprimer correctement son essence. Merci donc au journaliste Vincent Malausa qui m'ôte les mots de la bouche, en signant un court et anodin paragraphe que je vais garder sous le coude. Coïncidence, l'article s'appelle… "Kaléidoscope" ! La boucle est bouclée.


«La petite réunion du début [de Southland Tales] ancre le film dans une histoire du cinéma américain héritière de la génération Spielberg du début des 80's: période où l'ennui des banlieues américaines devenait prétexte à tous les enchantements adolescents, de Rencontre du troisième type aux démarcations de Joe Dante (Gremlins, les Banlieusards) ou Ron Howard (Cocoon), jusqu'aux rêveries plus tardives de Tim Burton. [Richard] Kelly est assurément un rêveur de ces années-là, dont il emprunte le goût pour la fantaisie acidulée autant que l'aspect bricolé dans un garage: un film de famille se rêvant en blockbuster absolu


Bref, ces films un peu cheap, parfois un peu nuls, qui parfois même subvertissaient de l'intérieur, sans en avoir l'air, le système archi-commercial dont ils étaient les fers de lance. 

D'ailleurs j'ai découvert Big trouble in Little China (Jack Burton dans les griffes du Mandarin en VF) de John Carpenter et je dois dire que j'ai vachement aimé! ^^

lundi 25 mai 2009

Caprice en couleurs

Après des mois d'attente, Begone Dull Care, l'album des Junior Boys est sorti il y a quelques semaines. Leaké il y a de ça plusieurs mois, l'album a résisté aux multiples écoutes illégales auxquelles je l'ai confronté ce printemps. Au point de m'être interdit d'y revenir il y a quelques semaines de cela, en attendant fébrilement, comme à la bonne époque, la sortie physique.
Et quel plaisir de réentendre, après le sevrage, ces sonorités synthétiques terriblement sensuelles! Au-delà des traductions plus qu'approximatives du livret ("Peu & Rapièce", "Alour Dissez Pour Faire Une Pause" ou encore "Ce Qui Est Lui Pour Le Mouchard", c'est celâââ oui…), pas d'erreur : l'album sonne toujours aussi frais, agréable, raffiné et sournoisement tubesque, qu'aux premières heures. Quel bonheur d'écouter de la pop bien faite, qui reste un peu en bouche, comme un bon vin ou des M'n'M's. Forcément : quand on voit la liste des noms dans les remerciements, on se dit que ces boys-là font partie de la bonne écurie!
Bref, oui, je crois bien que, à l'instar de Third en 2008, Begone Dull Care (nommé ainsi en hommage à un court-métrage d'animation abstrait de 1949) est pour l'instant le disque que j'aurai le plus écouté en cette première moitié 2009.


lundi 18 mai 2009

The Horrors

J'avais déjà évoqué The Horrors sur ce blog, mais depuis j'avoues ne pas m'y être attardé plus que ça. Toute la blogosphère a déjà évoqué leur nouvel album, criant au scandale, au génie, à l'infâmie, et j'en passe…
Je n'ai pas écouté leur album mais ce single, Sea Within A Sea, tout réchauffé de Joy Division ou de The Cure qu'il soit, pourrait presque passer pour un classique new-wave. Ils réchauffent, c'est sûr, mais ils maîtrisent quand même leur sujet. Et puis tous les groupes ne peuvent pas se vanter d'avoir le cousin Machin à la basse !
Alors dégustons pendant que c'est chaud.

dimanche 17 mai 2009

Kaleidoscopic


Rarement disque n'aura porté aussi bien son nom : Kaleidoscopic est un disque aux mille facettes qui se fondent dans une seule piste de 36 minutes. Lars Horntveth, membre de la formation norvégienne Jaga Jazzist – qu'il me reste à découvrir – en est à son deuxième album solo, après un tout aussi bon Pooka sorti en 2004, déjà sur l'excellent label Smalltwon Supersound.
La liste de ses influences sur son myspace (riche en infos) témoigne d'un grand éclectisme et d'un goût prononcé – on s'en serai douté – pour Bernard Hermann. On y trouvera sans surprise Can, Steve Reich, David Lynch, Sun Ra, et surtout Tortoise dont le son est le plus proche et auxquels on pense inévitablement en écoutant cet album.


Sur Kaleidoscopic, Lars Horntveth, grand mélodiste, ne nous laisse pas d'autre choix que de suivre d'une seule traite la progression logique et naturelle de ce voyage cinématique foisonnant, mêlant jazz, envolées abstraites et trêves électronica. Il instaure de véritables atmosphères, cinématographiques et lumineuses, à l'image des artworks très soignés du disque, évocateurs eux aussi de contrées mystérieuses et fantastiques.

Je tourne en ronds…




vendredi 15 mai 2009

Land Of Kush

Projet canadien porté par Sam Shalabi, figure phare et prolifique de la scène jazz montréalaise, Land Of Kush est un ensemble d'une trentaine de musiciens et presque autant d'instruments, dont plusieurs percusionnistes, tout ce qui faut comme cordes et comme vents, instruments nord-africains traditionnels, sans oublier bien sûr la panoplie guitare-basse de tout bon groupe de rock qui se respecte. 

L'album Against The Day (ainsi nommé d'après le titre du dernier ouvrage de Thomas Pynchon), paru chez Consellation, est une grand-messe prog teintée de free jazz et de folklore moyen-oriental. Intro fantomatique, morceaux fleuves, rythmes tantôt lancinants, tantôt enjoués, voire inexistants (on flirte avec le drone sur les intermèdes), voix envoûtantes — Molly Sweeney, sur Bilocations, teinte l'album d'une soul arabisante sensuelle et inattendue –, vigoureuses envolées post-rock…

On peut penser à Pink Floyd, à Arcade Fire, à Steve Shehan, à Liars, à Alice Coltrane, à Godspeed, à Robert Wyatt… On peut penser à tout et à n'importe quoi. Au final, on ne pense plus à rien : on se laisse emporter par ce grand disque inclassable, qui je pense va encore se révéler au fur et à mesure des écoutes.


Land Of Kush sur le site de Constellation Records


mercredi 6 mai 2009

Alphabeat

J'aime bien ce truc, entendu dans une boutique de fringues aujourd'hui, et ça donnait envie d'acheter ^^ Parfait pour le printemps.