En réécoutant Kaleidoscopic de Lars Horntveth ce matin, j'ai repensé, par l'ambiance qu'il dégage et les images qu'il m'évoque, à un article de Chronic'art du mois d'avril. Le jounal consacrait alors un dossier au film-monstre Southland Tales, de Richard Kelly (Donnie Darko). Au détour d'un tour d'horizon des influences du film, il y a une parfaite description d'un pan de cinéma populaire auquel je suis extrêmement attaché depuis ma plus tendre enfance. Un genre auquel Donnie Darko est d'ailleurs héritier, un cinéma adolescent, frais et insouciant, catalyseur d'une époque, d'une culture à la saveur particulière. Je n'ai jamais réussi à exprimer correctement son essence. Merci donc au journaliste Vincent Malausa qui m'ôte les mots de la bouche, en signant un court et anodin paragraphe que je vais garder sous le coude. Coïncidence, l'article s'appelle… "Kaléidoscope" ! La boucle est bouclée.
«La petite réunion du début [de Southland Tales] ancre le film dans une histoire du cinéma américain héritière de la génération Spielberg du début des 80's: période où l'ennui des banlieues américaines devenait prétexte à tous les enchantements adolescents, de Rencontre du troisième type aux démarcations de Joe Dante (Gremlins, les Banlieusards) ou Ron Howard (Cocoon), jusqu'aux rêveries plus tardives de Tim Burton. [Richard] Kelly est assurément un rêveur de ces années-là, dont il emprunte le goût pour la fantaisie acidulée autant que l'aspect bricolé dans un garage: un film de famille se rêvant en blockbuster absolu.»
Bref, ces films un peu cheap, parfois un peu nuls, qui parfois même subvertissaient de l'intérieur, sans en avoir l'air, le système archi-commercial dont ils étaient les fers de lance.
D'ailleurs j'ai découvert Big trouble in Little China (Jack Burton dans les griffes du Mandarin en VF) de John Carpenter et je dois dire que j'ai vachement aimé! ^^






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