samedi 5 juillet 2008

Sound and Vision

Une reprise de Bowie par Matthew Dear, ça aiguise la curiosité : et on n'est pas déçus… ^^
Sa relecture de Sound & Vision, présente sur la compile Life Beyond Mars: Bowie Covered sortie chez Strut, est New Wave à souhait, habitée par la chaude voix de Dear.
Encore un tribute me direz-vous ? Oui, mais cette fois, même si tout n'est forcément folichon, on y retrouve quelques versions discoïdes de titres plus ou moins connus du répertoire de l'ami David. Notamment un Magick Dance par Kelley Polar, un sautillant Golden Years ainsi que des adaptations toutes personnelles par Joakim et The Emperor Machine.







Matthew Dear – Sound & Vision (2008)
© Strut Records

lundi 30 juin 2008

Grace Jones


La diva Grace Jones est de retour cette année après vingt de silence et quelques sommet du disco, avec un nouveau single Corporate Cannibal et un album dans la foulée. À en juger par ce petit aperçu, ca devrait valoir son pesant de cacahuètes ! A suivre…
(source et image Random Types)

dimanche 29 juin 2008

Liquid Liquid

Autre réédition post-punk indispensable du moment, chez Domino Records : Slip In And Out Of Phenomenon, rétrospective des new-yorkais Liquid Liquid.
Trois maxis sortis entre 81 et 84 constituent l'intégralité de leur production (à peu de choses près), puis leur titre Cavern sera "pillé" par Grandmaster Flash, sur son tube White Lines, réduisant ainsi à néant, suite à une banqueroute de leur label, l'essor du groupe. Les trois maxis se retrouvent sur cette compile (joliment packagée, j'y suis toujours sensible !) et le tout est d'une énergie inaltérable. Au programme : riffs de basses, voix distordues, percus groove omniprésentes, mélange de funk, de dub, et d'afrobeat. Une tuerie, et je pèse mes mots… ^^


Liquid Liquid — Cavern (1983)

samedi 28 juin 2008

Allez Allez

Voici un groupe dont je n'avais jamais entendu parler auparavant, et qui correspond pourtant à tout ce que j'aime : du funk belge sauce 80 (le groupe n'a survécu qu'une poignée d'année et sorti autant de EP dont on découvre ici la splendeur; 8 titres géniaux et 4 remixes à la sauce électro/ambient (Optimo, Quiet Village, Lindstrome & Prins Thomas). Largement nourri de rythmes tribaux et cousins germains des Talking Heads, ces wallons-là assurent une new wave qui n'a pas pris une ride — très bons remasters du label Eskimo, responsables de la précieuse réédition. Portés par les vocalises sauvages mais toujours justes de Sarah Osbourne, ces 8 hymnes post-punk me transportent depuis plusieurs semaines sans baisse de régime. Ajoutez à cela un superbe artwork et vous avez le disque immanquable de l'été…







Allez Allez - Turn Up the Meter (1981)

D'autres titres en écoute ainsi qu'une bio un peu plus complète ici.

dimanche 1 juin 2008

La Villette Sonique

Le festival Sonique se déroule de mardi à samedi prochain dans le Parc de la Villette, et propose une affiche alléchante : Devo, Throbbing Gristle, Martin Rev (Suicide), Turzi, Dan Deacon, Joakim et j'en passe.
Pour ma part, j'ai jeté mon dévolu sur le jeudi (Martin Rev, Zombie Zombie — encore ! —, The Go! Team et Pilooski). Je serai sans doute également de la partie samedi après-midi, pour les trois concerts gratuits dans le parc : Health, Chromatics et ChromeHoof.
Site du festival

mardi 27 mai 2008

Sigur Rós, take 5.

Le quatuor de rock islandais le plus amazing du monde (si, si!) est de retour !
Et le changement est radical, du moins d'après ce qu'on peut en voir avec le premier single, Gobbledigook, disponible en téléchargement gratuit sur leur site (c'est la mode, et c'est tant mieux!). Si on reconnaît bien leur patte artistique si particulière, le titre a des accents 70's, flower power, et tralalère (bon, peut-être pas jusque là, mais les cœurs à la fin apportent en tous cas une fraîcheur inhabituelle à leur son). Accompagné d'un clip on ne peut plus "frais" (plein de gens joyeux qui courent tous nus dans la forêt, tout un programme…) et par ailleurs très bien réalisé, cet avant-goût présage un disque plus optimiste.
Produit par Flood (Depeche Mode, U2, Nick cave, Smashing Pumpkins…), l'album contiendra 11 titres et s'intitule Með suð í eyrum við spilum endalaust (With a buzz in our ears we play endlessly). La pochette est à l'image du clip : dénudée. La photo est signée Ryan McGinley, spécialiste de la photo "nature", (autrement dit " à poil"). Autre fait marquant, le groupe nous gratifiera de sa première chanson en anglais, et à on s'exclame, on dit "chapeau!", on tombe des nues, on est content.

Lifting radical et bienvenue, donc, pour la bande qui, après des débuts fracassants et deux albums à couper le souffle, avait tendance à tourner un peu en rond dans les envolées mélodramatiques et les complaintes qui à la longue devenaient presque répétitives, dis-donc!
Sortie le 23 juin dans toutes les bonnes crèmeries.
Et là, j'ai hâte!

David Heatley


À découvrir, le blog du cartoonist David Heatley, dont je ne sais à peu près rien (si ce n'est qu'il est plus ou moins proche du dieu vivant de la BD indépendante Chris Ware), mais dont je trouve le boulot très chouette.
Blog
Gallerie

samedi 24 mai 2008

Sweet summer


Quelques pensées attrapées en vol et sur lesquelles il n'est pas impossible que je revienne plus longuement un de ces quatre…

Martina Topley-Bird a réussi à faire un album aussi bon que le précédent. The Blue God, produit par l'inévitable Danger Mouse, s'installe dans votre tête en douceur, sans fracas. Mais il s'y installe confortablement, dans l'intention ferme d'y rester pour un bout de temps.






Martina Topley-Bird – Snowman (2008)

Scarlett Johanson a tenu ses promesses en sortant un disque-hommage aux grandes heures de 4AD, un album riche et varié, porté par la voix grave et profonde de son interprète. À mille lieues de l'éternel "disque d'actrice" souvent insipide auquel se sont essayé nombre de vedettes du 7e art, Scarlett imprègne Anywhere I Lay My Head d'une véritable atmosphère.

Je découvre White Noise, avec leur surprenant Electric Storm de 1969 (grâce à ma "guide" musicale, que je ne remercierai jamais assez pour toutes les découvertes depuis quelques années!). Des précurseurs du rock électronique, aux confins du krautrock, du psychédélisme et de la sunshine pop. Riche et dense, une merveille. En savoir plus sur Fluctuat Musique.

Pop Levi est un génie, tout le monde le dit. Et c'est vrai. Never Never Love, deuxième album à paraître, est un condensé de pépites pop instantanées, foisonnant de trouvailles et de mélodies imparables. Le digne descendant du Prince des années 80.

Je bouquine en ce moment le livre-document sur la culture Novö, catalogue de l'exposition "Des Jeunes Gens Modernes à la galerie Agnès b. Mouvement français apparu au tout début des années 80 en réponse au Punk anglais omniprésent, ses têtes d'affiches s'appelaient Taxi Girl, Elie et Jacno, Etienne Daho ou bien les Rita Mitsouko, pour ne citer que les plus connus. Des archives rares et précieuses, instructives, dingues, c'est tout autant un livre sur la musique que sur la mode, le graphisme, la société. Des témoignages d'époque d'Alain Pacadis (spécialiste de l'after-punk) et d'Yves Adrien (gourou du Novö) en font l'ultime bible sur un courant français contestataire et mythique.

Enfin, il FAUT lire La Bible de Néon du génialissime John Kennedy Toole, un livre naïf, simple mais poignant, touchant, drôle.

C'est tout pour aujourd'hui ! ^^

mercredi 14 mai 2008

C'est comme çaaaa, lalalala


Avec la disparition de Fred Chichin il y a quelques mois, j'avais perdu tout espoir de voir un jour les Rita Mitsouko en live, groupe dont je ne suis pas inconditionnel mais dont l'énergie et l'originalité dans le paysage de la variété française m'ont toujours été sympathiques. C'était sans compter la détermination de Catherine Ringer à faire vivre l'esprit du groupe, dont elle incarne l'essence même sur scène. Lundi soir à l'Olympia, sans flonflons ni atermoiements (juste un salut ému à son complice de toujours, en arrivant sur scène), Catherine mène la danse pendant deux heures devant un public conquis et complice (standing ovation au début du concert, c'est pas souvent…). Avec classe et de l'énergie à revendre, son tour de chant reprend les standards du groupe, des titres plus récents issus de Variety, plusieurs reprises de haut vol et triées sur le volet (Bowie, Velvet Underground, Willy Deville…), pour finir sur les classiques Andy et Marcia Baïla. Catherine Ringer ne tirera pas sa révérence aussi facilement : elle reste l'un des plus grands bols d'airs frais de ce pays englué dans la variétoche.

Bob

J'apprend sur le blog de Joseph Ghosn la disparition de Robert Rauschenberg lundi soir à l'âge de 82 ans, dont j'apprécie beaucoup l'œuvre empreinte de liberté et d'expérimentations.
(Au passage, je remarque que les médias français en font plus pour Gregory Lemarchal que pour l'un des papes du Pop Art, ça laisse songeur).

Live zombie

Tonton Mahood propose un enregistrement en très bonne qualité du live de Zombie Zombie au Nouveau Casino en mars dernier, dont j'avais largement parlé ici.
Evidement, comme il le dit, les titres sont étirés à l'envi et peuvent dérouter si on ne connaît pas l'album au préalable. Mais c'est à découvrir, car ça met la patate! ^^

dimanche 11 mai 2008

Third


Le troisième album événement de Portishead, à côté duquel personne ne sera passé, n'a pas volé son statut d'incontournable de la saison. C'est un diamant brut, un disque qui se mérite, qui ne se laisse apprivoiser que s'il vous sent prêt à prendre sur vous, à faire un effort pour pénétrer son univers. Portishead dérange notre confort, mais cela devient addictif, diablement, comme une drogue dure : une fois dedans, on y est comme chez soi, comme dans une grotte fraîche et sombre à l'intérieur de laquelle rien ni personne ne peut vous atteindre.

Mêlé d'influences industrielles et krautrock (on pense souvent à Silver Apples, à qui We Carry On emprunte sa rythmique hypnotisante), cet album à l'amosphère chargée, mais d'une grande sensibilité, n'est en rien un renouveau du trip-hop comme on a voulu le présenter, ce qui m'a d'ailleurs valu une écoute tardive — c'est peu dire que je n'étais pas vraiment excité par sa sortie.
La production est électrique, dépouillée des samplers qui faisaient leur marque dans les 90's. Ciselés de main de maître, les titres restent toujours très mélodiques (sublime The Rip). La voix de Beth Gibbons est fantomatique, douloureuse, tranchante : c'est sa fragilité au milieu du tumulte ambiant et des sonorités dures comme la pierre (la sourde violence de The Machine Gun est inouïe) qui donne à l'ensemble son équilibre parfait.

Une grande claque donc, que ces 11 pépites habitées, implacables, bouillonnantes. À la limite de l'inachevé, comme pour laisser libre cours à l'imagination de l'auditeur, THIRD est construit sur le fil (un court titre au banjo au milieu, comme une trêve pour apaiser la rugosité du reste), c'est un château de sable qui peut vous ensevelir à tout moment.
Le disque se conclut magistralement sur Threads, puis retentit l'alerte finale, menaçante, pour mieux nous préparer à appuyer une nouvelle fois sur play.
Blackout.







Portishead – We Carry On (2008)

Photo : Christoph! on Flickr.com

jeudi 1 mai 2008

Candy E.P.

Je me suis fait une version E.P. de Hard Candy, le nouvel album de Pharell Willia… pardon, de Madonna.

Candy Shop
Heartbeat
She's Not Me
Beat Goes On (ft. Kanye West)
Dance 2nite (ft. Justin Timberlake)

Les 8 titres restants ont rejoint la place qui leur est dûe (la corbeille), mais cet EP est vraiment fantastique!







Madonna (feat. Kanye West)
Beat Goes On

(Madonna/Pharell Williams)
Produced by Pharell Williams
©2008 Warner Records

mardi 29 avril 2008

Lost In Translation

Tout le monde parle du prochain album de Scarlett depuis des mois, prédisant l'évènement musical de l'année – une critique dithyrambique parue dans les inrocks il y a un ou deux mois m'avait déjà fait saliver… Je ne voyais pas trop bien en quoi ce disque pouvait chambouler les esprits à ce point, mais maintenant que nous est révélé le premier extrait (sur lequel elle s'offre en backing vocals rien de moins que David Bowie!), ajouté à la chanson-titre apparue il y a déjà quelques semaines sur le net, je commence à entrevoir la possibilité d'un réel grand album, une sorte d'hommage combiné à Tom Waits (dont les reprises constituent le corps de l'album) et à la New Wave 80's versant dark, dont le son puise ses influences les plus évidentes.



[BONUS]






Scarlett Johannson – Anywhere I Lay My Head (2008)

vendredi 25 avril 2008

Kelley Polar


Kelley Polar - Chrysanthemum (2008)

En bonus, le titre d'intro de ce très bon album electro-disco-pop sorti au début du mois et qui bénéficie d'une critique unanime!






Kelley Polar - A Feeling of the All-Thing (2008)

Myspace

samedi 19 avril 2008

Jamie Lidell

(Non, rien à voir avec Lidl, la chaîne de supermarchés discount où trouver du Nutella® est une croisade perdue d'avance.)
Lidell, Jamie de son prénom, n'est pas un bleu sur la scène musicale, mais son dernier album risque bien de faire éclater son talent insensé aux yeux ébahis du grand public — le grand public avec un minimum de goût quand mm, celui qui préfère Amy Winehouse à Johnny Hallyday, entendons nous bien… Un bidouilleur, un touche-à-tout, qui a longtemps expérimenté aux confins de l'electronica la plus aride et barrée, soutenu par son label, l'aventureux et toujours grand Warp. Sur Jim, dernier album sorti la semaine dernière, point de trifouillages complexes ni rebutants : ici, tout est soul, groove, funk. Du grand cru, du Stevie Wonder version 2008… En gros, de la bombe.

Little Bit of Feel Good
Myspace
A lire sur Poptronics

mardi 8 avril 2008

Chk Chk Chk

Réécouté aujourd'hui sur mon iPod cet album euphorique paru l'an dernier. Enjoy!

!!! – Must Be The Moon (2007)

jeudi 3 avril 2008

Klaus Dinger is dead


Neu — Hallogallo (1972)

Hercules and Love Affair


Hercules and Love Affair - Blind (2008)

dimanche 30 mars 2008

Ladytron


Après Witching Hour il y a 3 ans, les anglais de Ladytron ont annoncé leur quatrième album pour juin prochain, Velocifero. Ce premier extrait intitulé Black Cat, introduction incantatoire, laisse présager un son plus rock, plus dark. Mais qui donne quand même bien envie de se remuer l'arrière-train!







Ladytron – Black Cat (2008)
(source Stereogum)